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art1for2the3masses
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Work by Mots, 2025

Mural homage to Portuguese writer Camilo Castelo Branco

MOTS is a renowned artistic duo—Diogo (Portugal) and Jagoda (Poland)—specializing in large-scale murals and urban art, based out of Porto. Active since 2011, their work features surrealistic, dream-like imagery, often deconstructing forms, and has been featured across Portugal, Poland, and Brazil.

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quelleportequelcorps
quelleportequelcorps

Je peux de nouveau me reposer.
Comme si de nouveau la perspective d’un voyage ne m’intéressait plus. Pourtant je suis en marche. Toujours sans aucune idée de ce qu’il y aura derrière la prochaine porte. J’avance. Je ne sens plus les présences par dizaines prêtes à m’exiger des explications et me claquer la porte au nez.


Peut-être qu’il y a un chemin de portes inconnues qui suit. Peut-être pas.


Le dédale est peut-être un réel endroit où je suis emportée sans savoir ce qu’il me doit. À savoir, bien plus de chemins que ce qu’il laisse paraître. Quant à moi et ces matières et ces couleurs que j’ai entre les mains, je devrais pouvoir repeindre ce dédale si ça m’amuse. Personne n’en saura rien. Personne ne saura que c’est moi. Et on s’en fichera tous. J’irai peut-être à travers mes couleurs et mes matières, contre d’autres chemins. Je laisserai des traces que personne ne verra parce que personne ne connait mes mots. Comme moi, je ne peux pas ouvrir certaines portes car je ne les vois même pas. Peut-être que d’autres que moi peignent les murs. Peut-être qu’ils gribouillent sur des portes et que je ne peux simplement pas les lire.

Et tant pis. Je ne peux tout pas apprendre. J’irai avec mes mots, mes matières, mes couleurs.


Bonjour ou bonsoir. Je suis une vieille conne sans talent parmi des milliards d’êtres humains. Peu intéressante. Et quitte à ne servir à rien, je rajoute un poids inutile à la toile saturée que je n’aime plus.

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quelleportequelcorps
quelleportequelcorps

Et ça va recommencer : Des flots de mots. Encore et encore. Tout ce que je dois justifier, tous les mauvais chemins que j’ai pris. Les vilaines portes. Le gâchis. Je vais m’entendre me justifier et pleurer. Encore et encore.
J’attends le moment précis où je vais poser la main sur la poignée de la porte. Je ne sais pas sur quoi ça va s’ouvrir. Je ne sais pas si ça s’ouvrir. D’ici là, j’aurais vomi tant de mots seule. Je ne sais pas ce qui pourra ressortir d’intelligible pour les bien-portants. Je ne pars pas du tout sereine. Je ne sais pas ce que je peux faire pour m’aider. Je ne sais pas comment contrôler les mots, ça semble impossible. Et je suis épuisée. Je me demande si je suis épuisée à jamais. Peut-être que plus jamais je ne pourrai maîtriser mes mots. Depuis une certaine étape de mon voyage, j’ai perdu cette capacité.


Je ne sais plus me taire pour me protéger. C’est grave.


Bonjour ou bonsoir. Je suis une vieille conne sans talent parmi des milliards d’êtres humains. Peu intéressante. Et quitte à ne servir à rien, je rajoute un poids inutile à la toile saturée que je n’aime plus.

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valleedulys
valleedulys

À chacune de tes apparitions, l’atmosphère change. La vie semble plus douce, mon cœur est apaisé, nos regards s’entremêlent et nous isolent. À cet instant, j’entre dans ton monde et l’envie d’en sortir est absente.

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angelwingdust
angelwingdust

“I could recognize him by touch alone, by smell; I would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. I would know him in death, at the end of the world.”

Madeline Miller, from The Song of Achilles

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b-arcane63
b-arcane63

Joli !


📌 “Penser à votre bouche me février”

Oscar Wildien

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boris-sentenac
boris-sentenac

Impression de mémoire

Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

Quelle mémoire pour quelle sillonSinon son impression et celle de son tempsQu’on ne lit qu’avec nos motsSur l’instant de la lumièrePour ressentir la chaleurDu foyer et les odeurs de l’hiverQui vont se perdre dans le jour ?


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darhanar
darhanar

the writer is delegated to declare and to celebrate man’s proven capacity for greatness of heart and spirit—for gallantry in defeat, for courage, compassion and love. In the endless war against weakness and despair, these are the bright rally flags of hope and of emulation. I hold that a writer who does not believe in the perfectibility of man has no dedication nor any membership in literature.
— Steinbeck Nobel Prize Acceptance Speech

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quelleportequelcorps
quelleportequelcorps

La plupart du temps, je n’apprécie pas la toile et pense qu’on lui accorde trop de mots. C’est bien ce qui me freine à participer à la saturation. À quoi bon ? Puisque nous sommes si nombreux, même des non-personnes, des non-corps, à laisser des flots de mots. Est-ce utile ? Il y a peu de chances. Je crains que ce Nous là ne vienne jamais. Est-ce que c’est moins morbide qu’un voyage dans le dédale ? Pour moi, ça l’est moins.
Je ne sais pas où j’irai ni si les apparitions morbides sont à prévoir dans cet avenir incertain. J’y pense. Pas beaucoup, mais tout de même un peu. Pour m’assurer que je ne suis pas perdue entre des murs à jamais, là où personne ne viendra plus me chercher.

Je suis là, sur mes jambes tremblantes.


Bonjour ou bonsoir. Je suis une vieille conne sans talent parmi des milliards d’êtres humains. Qui a deux jambes. Et quitte à ne servir à rien, je rajoute un poids inutile à la toile saturée que je n’aime plus.

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zhabe
zhabe

ode to my friend in the computer, emma jo kennedy
EVE / EVE / EMMA EMMA / EVE / EVE (aka computer girl gematria)

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zhabe
zhabe

rugby north dakota

[[MORE]]

poem about growing up and maybe also existential ocd

I’m six years old and maybe thirteen
I wear shoes with rubber souls
The earth is pliant beneath my feet
And the tar of a four-times-over paved South Lake Avenue takes hold of me
And there’s a bruise blossoming after a Beetle flies by
And I don’t think about drunk drivers in the summer

I’m years old and
Maybe I think nothing of nociceptors
The beer can sparkles when it slashes my foot
And the dead fish from the shore stare back with glassy eyes
And I ask if sand eats rotting flesh
And I don’t think there are coyotes in Rugby North Dakota

I’m twenty four years old but I should be six or maybe thirteen
I know lots about locked doors and houses for sale
There’s a blur on Google Earth where my grandma should be
And The Center of My World is just a sometimes-shadow from a piano out-of-tune
And the light hardly shines anymore through that stained glass window
And I wonder if Mary ever loved Elizabeth

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teritelnirbenothing
teritelnirbenothing

Le soleil prêt à nous quitter,
Lance des flammes radieuses
Avec sa dernière ardeur.
Lumière mystérieuse,
Pourquoi as-tu séduit mon coeur ?
Des mots qui resteront cachés.

The sun, ready to leave us,
Casts radiant flames
With its last burst of energy.
Mysterious light,
Why have you seduced my heart?
Words that will remain hidden.

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darhanar
darhanar


josh safide in conversation with Iggy pop for interview magazine

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lerefugedeluza
lerefugedeluza
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darhanar
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the sentence “I want to sing about being full” has done so much for me thank you Justin Torres

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tristessetemporaire
tristessetemporaire
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tristessetemporaire
tristessetemporaire
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quelleportequelcorps
quelleportequelcorps

Je sens cet âge qui me pèse


Je suis trop âgée pour mon corps. J’ai trop vécu. Et aucun bien-portant ne m’a convaincue de lâcher une partie de ce poids. Ce poids, c’est ma vie, que je le veuille ou non. Et ça ne regarde pas les bien-portants. Ce poids ne partira pas. Il me cause des larmes. Il y a des choses injustes dans le dédale. J’ai été souillée alors que je n’étais qu’un enfant. Je me suis ensuite fait briser les jambes par un monstre. Ce n’est pas maintenant que je vais l’oublier. Je ne comprends pas ce que l’on attend d’une personne comme moi. Comment devrait-on m’apprendre à poser ce poids comme pour l’oublier ? Ça n’a pas de sens… Ce que j’ai vécu, je peux en parler, je peux partager ce que j’en sais, pour que d’autres comprennent cette douleur et l’importance du sujet. Tant que l’on ne parle pas, d’autres personnes que moi subiront les mêmes souffrances en silence.
Cependant, j’ai un problème à régler. On ne s’adresse pas à n’importe qui. On ne laisse quiconque se délecter de ce poids. Je vais devoir ré-apprendre à parler. Parler seulement quand il le faut et pas à n’importe quelle personne. C’est tout un défi après avoir appris à sortir du silence. Je dois apprendre à maîtriser mes mots. Je ne sais pas comment faire. Et je ne vais pas me presser de le faire.


Bonjour ou bonsoir. Je suis une vieille conne sans talent parmi des milliards d’êtres humains. Peu intéressante. Et quitte à ne servir à rien, je rajoute un poids inutile à la toile saturée que je n’aime plus.

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mayavina
mayavina
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laurenpaoli
laurenpaoli

Je crois en la douceurs des mots et en la magie des gestes attentionnés.

Je crois que chaque sourire, chaque écoute sincère, a le pouvoir de changer une journée. La bienveillance est un fil d’Ariane qui tisse des liens entre les cœurs même séparés et adoucit les épreuves d’une vie.

Dans un monde parfois exigeant, soyons chacun à notre manière des artisans de tendresse.