#French

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postcard-from-the-past
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Music kiosk at the Square Tenon in the 20th district of Paris

French vintage postcard, mailed in 1914 to Brussels

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River scene and shipping company offices in Haïphong, Vietnam

French vintage postcard

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Passerelle de L'Estacade structure agains ice drift on the Seine river in Paris

French vintage postcard, mailed in 1911

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avipop
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Quoi pour je suis mourir

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makalasweet
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Proud to have completed my civic duty 🤟🏾🤟🏾

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Jean Delville - Prometheus

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gamma837
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*in a French accent* People are getting lost in the sauce, there’s too many cooks in the kitchen, AND we’re losing recipes… HELP!

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treasuresfromthearchives
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Julius Caesar

Workshop of Colin Nouailher French

probably ca. 1541

“This portrait of Julius Caesar is part of a series depicting the Nine Worthies, historical figures thought to embody the values of chivalry—from antiquity: Hector, Alexander, and Julius Caesar; from the Old Testament: Joshua, David, and Judas Maccabeus; and from the Middle Ages: King Arthur, Charlemagne, and Godefroy de Bouillon. The Nine Worthies were first extolled as exemplars of the chivalric code by Jacques de Longuyon, in his romance Les Voeux du Paon (The Vows of the Peacock, ca. 1312), and thereafter became a popular subject in French literature and art.”

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hollowspoon
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THUNDER

L'orage, ça fait des ravages

Chapitre 2


Le matin arriva sans prévenir.

Pas de lever de soleil grandiose sur la ville, pas de ciel dégagé, non, juste une lumière grisâtre dégueulasse filtrant à travers des nuages lourds, et, à l'intérieur de l'hôtel Las Noches, une série de néons qui grésillaient, à peine remis de l'orage tonitruant de la veille, et des portes de chambres restées sagement fermées. Mais derrière certaines, ça commençait doucement à remuer.

Hôtel Las Noches – Chambre Triple 356


La première chose que Neliel sentit, ce fut…

La douleur.

Pas la sienne.

Une douleur étrangère qui pulsait dans ses côtes, comme si quelqu'un venait de lui assener un coup de poing. Un bourdonnement sourd grimpait le long de son bras, jusqu'à son épaule, et se mêlait à une sensation de vertige. Elle cligna des yeux. Le plafond de la chambre lui paraissait si loin et flou, tout à coup. Comment planer sans prendre de drogues.

Puis, un grognement. 

Pas le sien non plus.

Nnoitra, à quelques centimètres d'elle, tenta de se redresser. Son corps entier tremblait, mais son expression restait la même : la haine de toute chose.

-Tch…, Il écrasa une main contre le sol pour se relever. C'était quoi c'te merde…

Neliel tenta de remettre ses idées en place et l'image de la veille lui revint en un flash : le bruit sec, la lumière blanche, la sensation de brûlure qui avait envahi sa poitrine suite à l'électrisation.

Son électrisation à lui.

Elle regarda Nnoitra.

-Nnoitra, attends… Bouge pas.

Réflexe d'infirmière. 

-Me dis pas ce que j'dois faire, cracha-t-il, mais sa voix manquait de force. Il chancela, se rattrapa au mur, et serra les dents.

Et Neliel sentit la même douleur, au même endroit que lui. Une onde dans ses côtes, aiguë et brève. Comme un écho. Elle tenta de ne pas paniquer. C'était une coïncidence… N'est-ce pas ?

-Tu t'es pris la décharge de plein fouet dit-elle, doucement. T'es sûr que ça va ?

Il tourna la tête vers elle, exaspéré d'avance.

-J'vais bien.

Faux.

Totalement faux.

Une pointe de douleur violente lui traversa la poitrine. Neliel se recroquevilla malgré elle puis tenta de s'asseoir, non sans mal. Elle fixa le dos de Nnoitra, ne comprenant pas ce qu'il était en train de se passer. Le brun sembla sentir ce regard insistant posé sur lui.

-Quoi encore ? cracha-t-il sans se retourner.

-Tu tiens debout ? demanda-t-elle, calme, neutre.

-Évidemment que j'tiens debout.

Mensonge.

Il se rattrapa au lit, discrètement. Elle détourna les yeux pour ne pas qu'il voie qu'elle avait vu.

-T'as l'air pâle, dit-elle.

Il se retourna enfin, agacé, sur la défensive :

-C'est toi qui parle ? Regarde-toi.

Nnoitra la dévisagea, tenté de se foutre de sa gueule, puis s'interrompit. Il avait encore des fourmillements dans tout le corps, la bouche pâteuse et le souvenir très net d'avoir été frappé de plein fouet par quelque chose qui n'était pas censé laisser de survivant. Il grogna et se laissa tomber assis sur le lit.

-L'orage nous a bien démontés, lâcha-t-il finalement.

Neliel, malgré la douleur, eut un petit rire nerveux. Elle se redressa à son tour et observa son propre corps. Aucune brûlure visible. Aucun bleu suspect. Juste une fatigue écrasante et cette impression étrange et terrifiante que quelque chose, en elle, s'était connecté à autre chose.

——

Ascenseur


Un gros CLAC résonna dans la cage métallique, suivi d'un sursaut de vieux moteur. Après une nuit entière à être bloqué entre deux étages, l'ascenseur fut soudain pris d'un regain d'énergie et se remit en marche, dans un gémissement de machine à l'agonie.

À l'intérieur, Grimmjow ouvrit les yeux au moment où la cabine se remit à bouger. Son dos le lançait, sa nuque était raide comme la justice, et sa jambe droite avait fini par s'endormir après une bonne demi-heure passée à taper nerveusement du pied contre la paroi. Il avait résisté à l'envie de hurler jusqu'à réveiller tout l'hôtel, parce qu'il avait quand même une fierté. On ne chialait pas pour un ascenseur coincé. On insultait l'ascenseur coincé de tous les noms possibles, on le maudissait sur plusieurs générations d'ascenseurs et on attendait qu'il ait la décence de se décoincer.

Ce qui, visiblement, venait d'arriver. Ce fut long, mais tout vient à point à qui sait attendre comme dirait l'autre.

-Enfin, bordel…, marmonna-t-il en se redressant.

La cabine trembla. Les chiffres au-dessus de la porte clignotèrent dans le désordre, comme s'ils hésitaient encore sur l'étage à viser. Grimmjow posa une main sur la barre métallique pour garder l'équilibre.

La lumière grésilla une fois. Deux fois.

Puis tout partit en vrille.

Un flash blanc lui déchira la rétine. L'électricité lui remonta le bras, traversa son corps, et pendant une fraction de seconde, il eut l'impression que toutes ses cellules se mettaient d'accord pour exploser en même temps. Il n'eut pas le temps de crier. Il n'eut même pas le temps d'insulter qui que ce soit.

Soudain, c'était comme si le monde se pliait sur lui-même, et Grimmjow cessa d'être là.

Il réapparut un mètre plus à gauche.

Ce fut brutal, maladroit, et absolument pas stylé. Il se matérialisa à moitié de travers, le flanc heurtant violemment la paroi. Un BAM sonore résonna dans la cabine.

-Putain de— !

Sa phrase mourut dans sa gorge, remplacée par un halètement sec. Son cœur battait à tout rompre. Il plaqua aussitôt son dos contre le mur le plus éloigné de la porte, comme si celle-ci menaçait de le mordre.

Ce n'était pas juste un choc. Ce n'était pas juste l'électricité. Il savait reconnaître les deux, il n'était pas si con. Là, c'était autre chose. Une sensation de décalage, de vide entre deux battements de cœur. Comme si, pendant un micro-instant, il n'avait été… nulle part.

-…C'est quoi ce délire, bordel ? souffla-t-il, trop bas pour qu'on l'entende de l'extérieur.

L'ascenseur acheva sa descente à une vitesse anormale et s'ouvrit dans un ding jovial comme si de rien n'était.

Grimmjow resta figé une bonne seconde, reprenant son souffle, avant de se décider à sortir. Sa main effleura la paroi en métal. Un petit arc électrique claqua entre ses doigts et la surface.

Il retira aussitôt sa main.

-T'essaie encore de me bouffer, toi, et je te démonte en pièces, grogna-t-il pour la forme avant de s'éloigner dans le hall, les épaules tendues.

——

Bar de l'hôtel


Dans le bar de l'hôtel, l'après orage ressemblait surtout à une gueule de bois collective.

Les tabourets étaient de travers, quelques verres cassés parsemaient le sol, et la radio qui trônait sur une étagère proche du bar ressemblait à un morceau de métal fondu. L'odeur de bière renversée, mêlée à celle de bois humide, donnait à l'endroit un charme, ma foi, relatif.

Shinji émergea d'abord par un grognement.

Il avait le visage collé à la surface froide du comptoir, un bras ballant dans le vide, l'autre serré autour d'une bouteille vide comme d'un oreiller. Il ouvrit un œil, puis l'autre, et regretta immédiatement les deux.

-…Qu'est-ce que… ?

Sa langue lui paraissait trop grosse pour sa bouche. Il se redressa tant bien que mal et réalisa qu'il n'était pas le seul à avoir passé une mauvaise soirée : Hiyori était allongée de l'autre côté du bar, une chaussette trempée. 

Ah oui, ça lui revenait, maintenant. 

La flaque de la veille. La foudre qui avait tapé quelque part dehors. Le coup de jus à réveiller un mort. La secousse qui avait frappé tout son corps. Les insultes de Hiyori qui résonnaient encore dans sa tête.

-Hiyori ? appela-t-il d'une voix pâteuse.

Elle remua comme un petit animal qu'on aurait dérangé dans son terrier. Puis, soudain, elle se redressa en sursaut, les yeux écarquillés.

-J’T'AVAIS DIT QUE T'ALLAIS CREVER, ABRUTI !

Sa voix claqua dans l'air comme un énième coup de tonnerre. Une onde de choc à peine perceptible parcourut la surface du comptoir, faisant vibrer les verres restants. Shinji sursauta malgré lui. 

-Woh, crie pas, j'ai mal à la tête, fit-il en portant une main à son front. Et j'suis fatigué.

Il baissa les yeux vers ses mains. Elles tremblaient légèrement, mais ce n'était pas seulement la fatigue. Il se sentait… bizarre. Comme l'impression d'entendre des voix autour de lui, des voix qui n'étaient ni la sienne ni celle de sa colocataire. Ça y est, on y était, il devenait zinzin.

Hiyori, elle, trépignait déjà sur place, retirant sa chaussette trempée avec un dégoût visible.

-On a de la chance de pas être morts. Si j'ai des séquelles à cause de toi et de ta radio pourrie, j'te fais enterrer avec, gronda-t-elle.

Shinji se pencha pour jeter un coup d'œil derrière le bar. La radio était méconnaissable. Le câble avait noirci. La prise aussi. Et il lui sembla entendre un cri d'agonie émaner d'elle. Bizarre.

-Désolé, c'était complétement con, t'as raison, concéda-t-il en se redressant. Rien de cassé ?

Hiyori s'examina rapidement.

-Non, mais c'est pas grâce à toi, bougonna la blonde avant de reprendre plus sérieusement. Et toi ?

Il pointa la radio décédée du pouce.

-Hormis le fait que j'ai l'impression d'avoir la mort de cette radio sur la conscience, ça va.

Le blond se fit quand même la réflexion qu'ils avaient une bonne étoile. Car qui ressortait d'une telle nuit en un seul morceau ? 

—–

Hôtel Las Noches – Chambre 260


Orihime ouvrit les yeux dans son lit. Logique, direz-vous, mais pas tant, en cette nuit à l'hôtel Las Noches. Elle cligna des yeux vers le plafond, un peu désorientée. Le souvenir du sèche-cheveux, de l'étincelle, du bruit assourdissant dans ses oreilles, lui revint en flash. Elle se redressa d'un coup, puis se figea, la main plaquée sur sa poitrine.

Elle était en vie. Elle ne s'en rappelait manifestement pas.

-…Oh, murmura-t-elle, comme si quelqu'un pouvait lui répondre. Merci mon dieu.

Son cœur battait vite. Trop vite. Pour se calmer, elle posa ses mains à plat sur la couette, respira profondément… Et sentit quelque chose se matérialiser entre sa peau et le tissu. Un léger picotement, comme une chaleur diffuse. Un éclat orangé, presque invisible, dans l'air juste en dessous ses doigts. Orihime sursauta, et cela disparut aussitôt.

Elle resta un moment à fixer ses mains, bouche entrouverte.

-D'accord… souffla-t-elle. Je suis encore un peu sous le choc je crois…

Cela dit, être sous le choc était une chose, faire apparaitre des trucs lumineux dans ses mains en était clairement une autre.

En bas. Dans le hall. Dans le casino. Dans les couloirs. Partout à Las Noches, d'autres personnes se faisaient exactement la même réflexion que quelque chose clochait. 

——

Salle du petit-déjeuner


La salle du petit-déjeuner était animée comme un matin ordinaire : employés en uniforme, clients encore à moitié endormis, conversations sans intérêt et vaisselle qui s'entrechoquait.

Grimmjow était installé près du buffet, le dos voûté, les coudes posés de part et d'autre de son plateau. Il fixait sa tasse sans vraiment la voir, l'air vaguement contrarié par l'existence même d'une telle mixture.

-C'est moi ou le café est dégueulasse ?

-C'est toi, répondit Neliel en s'asseyant à côté de lui. Le café est normal.

Son bras le lançait encore. Pas une douleur franche. Plutôt une sensation… déplacée. Comme si quelque chose n'était plus exactement à sa place. Quand il fermait les yeux, il revoyait le flash blanc. Le claquement sec. Puis cette impression foutrement impossible d'avoir été ailleurs une fraction de seconde. Comme si l'espace s'était plié, contracté autour de lui.

Il serra les dents.

Nnoitra arriva derrière eux, se servant sans délicatesse.

-Y'a trop de monde, grommela-t-il.

-C'est un hôtel, lui rappela Neliel.

-Mauvais concept.

Le grand brun s'installa nonchalamment sur une chaise. Face à lui, Neliel tenait sa tasse à deux mains, immobile. Son regard, pourtant, ne cessait de glisser vers Nnoitra. Elle le regarda manger. Normalement. Brutalement. Comme si rien ne s'était passé la veille.

Et c'était précisément ça qui la troublait.

Elle le revoyait ouvrir le boîtier électrique. Les étincelles. Le contact.

Elle savait qu'il aurait dû mourir.

Pas une hypothèse.

Une certitude froide.

Ses doigts se crispèrent légèrement autour de la porcelaine.

Pourquoi lui était-il encore là ?

Pourquoi son cœur battait-il encore, lourd et bruyant, à quelques mètres d'elle ?

Nnoitra sentit son regard et releva la tête, agacé.

-Quoi ?

-Rien, répondit-elle trop vite.

Il la fixa une seconde de plus, le sourcil arqué, se demandant ce que diable cette pétasse aux cheveux verts lui voulait de bon matin. Puis il détourna les yeux.

-T'as une tronche bizarre.

-Toi aussi.


Ce fut tout.

Mais Neliel ne cessa pas de le regarder.

——

De l'autre côté de la salle, Shinji remuait son café sans le boire. Hiyori était assise en face de lui, jambes repliées sur la chaise, mâchant un croissant sans appétit.

Il l'observait à la dérobée.

Vivante.

En colère.

Bruyante.

Et pourtant, chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait la flaque au sol. L'arc électrique.

Pendant une fraction de seconde, il avait cru…

-Arrête de me regarder comme ça, lâcha Hiyori.

-Comme quoi ?

-Comme si j'étais un fantôme.

Il esquissa un sourire.

-J'me disais juste que t'avais bonne mine.

-Mens mieux.

Elle détourna la tête, mais ses doigts tremblaient légèrement autour de son verre. Lui seul l'avait remarqué

——

Hall d'accueil


Orihime descendit les escaliers un peu trop vite, manquant de rater la dernière marche. Elle avait décidé de mettre cette histoire de lueur sous ses doigts de côté (le déni) et se concentrer sur sa première journée à l'hôtel. Elle réajusta le col de son chemisier tout en prenant une grande inspiration. 

Respire.

Souris.

Fais bonne impression.

Le hall était déjà en mouvement. Bruit de valises, téléphones qui sonnaient, conversations entremêlées, musique en fond sonore. 

Et au milieu de tout ça…

Yumichika.

Impeccable.

Chemise parfaitement ajustée, posture droite, regard précis qui balayait la pièce comme s'il contrôlait chaque détail du lieu.

Il la vit immédiatement.

-Orihime.

Pas de surprise.

Il l'attendait.

Elle s'approcha, un peu intimidée.

-Bonjour… !

Il l'observa de haut en bas, se gardant bien de lui donner son avis sur sa tenue. 

-Première règle : on respire. Sinon tu vas paniquer avant midi.

Elle se figea.

-Je… je ne panique pas.

-Bien sûr que si.

Il attrapa un dossier posé sur le comptoir et le lui tendit.

-Tu es à l'accueil. Formation terrain. Tu observes, tu réponds si tu peux, tu viens me chercher si tu ne peux pas.

Elle hocha la tête un peu trop vite.

-D'accord !

-Deuxième règle : tu n'essaies pas d'être parfaite.

Elle cligna des yeux.

-Pardon ?

-Les clients s'en moquent. Ils veulent juste quelqu'un qui les regarde et qui les écoute.

Il s'interrompit une seconde, détaillant son visage.

-Et ça… je suis persuadé que tu sais déjà le faire.

Orihime sentit ses épaules se détendre légèrement. Étrange venant de la part de quelqu'un qui semblait gérer absolument tout d'une main de maître, mais soit. 

-Merci…

Yumichika fit glisser un badge vers elle.

-Tu vas commencer simple.

Il compta sur ses doigts.

-Accueillir, orienter, noter les demandes spéciales. Et surtout…

Son regard se durcit à peine.

-Tu n'acceptes aucune requête venant directement des VIP sans passer par moi ou Nikita.

Elle hésita.

-Pourquoi ?

-Parce que ce sont des VIP.

Ce n'était pas une explication, mais encore une fois, soit. 

Il reprit d'un ton plus léger :

-Ah, et autre chose. Si le type aux cheveux bleus te demande quoi que ce soit, la réponse est toujours non. 

-Hein ? Même si c'est simple ?

-Surtout si c'est simple. 

Elle eut un petit rire nerveux.

-D'accord…

Yumichika observa le hall, puis reporta son attention sur elle.

-Dernière mission.

Il désigna le comptoir.

-Tu restes là. Tu regardes qui fait quoi. Qui parle à qui. Qui évite qui.

Elle fronça légèrement les sourcils.

-Pourquoi ?

-Ça, c'est juste pour les potins. 

Un client s'approcha. Yumichika lui adressa immédiatement son sourire professionnel, fluide, impeccable.

-Bonjour, bienvenue au Las Noches. Que puis-je faire pour vous ?

Orihime resta à côté, observant.

Écoutant.

Apprenant.

Sans savoir que cette journée, qui devait être la plus normale de sa vie ici, allait devenir la première où tout commencerait à basculer.

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bienbleu
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Rone - Le Mohican (Full Original Motion Picture Soundtrack)

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Léonie Pernet and Friends - Tutuguri - Mezzo Voce

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jenthehumanist
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French Poem For Me

Hubby is learning French for our trip to Paris that we are planning. He had learned French in college and loved it. So this has been him - reigniting that spark.

Today - he woke up early. Couldn’t get back to sleep. Slipped out to the living room. When I woke up and found him, he had written a poem in French.

It was about being woken up to the sound of my voice calling his name and how much he loves waking up next to me! And, it’s in French and it’s beautiful to hear in French.

I already love him so much my heart feels like it’s bursting. This just solidifies my choice of him as my spouse. We’ve been married 26 years this year. Still madly in love.

The romance is still alive.

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clockw0rkheart
clockw0rkheart

J'aimerais pouvoir parler français avec quelqu'un, mais je n'ai jamais rencontré personne qui parle une autre langue que l'anglais.

Je ne parle pas bien mais c'est mieux que rien

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postcard-from-the-past
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French vintage postcard, illustrated by Roberty

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Funicular and Sacré-Cœur Basilica in the Montmartre neighbourhood of Paris

French vintage postcard

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thebusylilbird
thebusylilbird

les gens si vous êtes disponibles pour dépouiller les votes entre 20h et 22h pitié dites le aux assesseurs de votre bureau de vote, c'est tellement difficile de trouver des volontaires 😭

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abdelrahmantaya3
abdelrahmantaya3


English

It is reported in Sahih al-Bukhari and Sahih Muslim, from Usama ibn Zayd, may Allah be pleased with them, that he said:

I heard the Messenger of Allah ﷺ say:

“A man will be brought on the Day of Judgment and thrown into the Fire. His intestines will spill out and he will circle around them in the Fire like a donkey circling a millstone. The people of the Fire will gather around him and say:
‘O so-and-so! What happened to you? Did you not command us to do good and forbid us from evil?’
He will say: ‘I used to command you to do good but I did not do it myself, and I used to forbid you from evil but I committed it.’”

Français

Il est rapporté dans Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim, d’après Oussama ibn Zayd :

Le Messager d’Allah ﷺ a dit :

« Un homme sera amené le Jour du Jugement et jeté dans le Feu. Ses entrailles sortiront et il tournera autour d’elles dans le Feu comme un âne autour d’une meule.
Les gens du Feu se rassembleront autour de lui et diront :
“Ô untel ! Que t’est-il arrivé ? Ne nous ordonnais-tu pas le bien et ne nous interdisais-tu pas le mal ?”
Il dira : “Je vous ordonnais le bien mais je ne le faisais pas moi-même, et je vous interdisais le mal mais je le faisais.” »

Español

Se narra en Sahih al-Bujari y Sahih Muslim, de Usama ibn Zayd:

El Mensajero de Allah ﷺ dijo:

“Un hombre será llevado el Día del Juicio y arrojado al Fuego. Sus intestinos saldrán y girará alrededor de ellos en el Fuego como un burro girando una piedra de molino.
La gente del Fuego se reunirá a su alrededor y dirá:
‘¡Oh fulano! ¿Qué te pasó? ¿No nos ordenabas hacer el bien y nos prohibías el mal?’
Él dirá: ‘Les ordenaba el bien pero yo no lo hacía, y les prohibía el mal pero yo lo cometía.’”

Türkçe

Buhârî ve Müslim’de rivayet edildiğine göre Üsâme bin Zeyd şöyle demiştir:

Resûlullah ﷺ şöyle buyurdu:

“Kıyamet günü bir adam getirilir ve ateşe atılır. Bağırsakları dışarı çıkar ve değirmen taşının etrafında dönen eşek gibi ateşte onların etrafında döner.
Cehennem ehli onun etrafında toplanır ve der ki:
‘Ey falanca! Sana ne oldu? Bize iyiliği emredip kötülükten sakındırmaz mıydın?’
O der ki: ‘Size iyiliği emrediyordum fakat ben yapmıyordum; sizi kötülükten sakındırıyordum fakat ben yapıyordum.’”

فارسی

در صحیح بخاری و صحیح مسلم از اسامه بن زید روایت شده است:

پیامبر ﷺ فرمود:

«در روز قیامت مردی آورده می‌شود و در آتش افکنده می‌شود. روده‌هایش بیرون می‌آید و مانند الاغی که به دور آسیاب می‌چرخد در آتش می‌چرخد.
اهل آتش دور او جمع می‌شوند و می‌گویند:
ای فلانی! چه بر سر تو آمد؟ مگر ما را به کار نیک فرمان نمی‌دادی و از کار بد باز نمی‌داشتی؟
می‌گوید: شما را به نیکی فرمان می‌دادم اما خود انجام نمی‌دادم، و شما را از بدی بازمی‌داشتم اما خود آن را انجام می‌دادم.»

اردو

صحیح بخاری اور صحیح مسلم میں اسامہ بن زید سے روایت ہے:

رسول اللہ ﷺ نے فرمایا:

“قیامت کے دن ایک آدمی لایا جائے گا اور اسے جہنم میں ڈال دیا جائے گا۔ اس کی آنتیں باہر نکل آئیں گی اور وہ ان کے گرد ایسے گھومے گا جیسے گدھا چکی کے گرد گھومتا ہے۔
جہنم والے اس کے پاس جمع ہو کر کہیں گے:
اے فلاں! تمہیں کیا ہوا؟ کیا تم ہمیں نیکی کا حکم نہیں دیتے تھے اور برائی سے منع نہیں کرتے تھے؟
وہ کہے گا: میں تمہیں نیکی کا حکم دیتا تھا مگر خود نہیں کرتا تھا، اور تمہیں برائی سے منع کرتا تھا مگر خود کرتا تھا۔”

يارب سلم اللهم يا حي يا قيوم لا تجعلني من هؤلاء القوم اللهم أخلصنا لوجهك الكريم